jeudi 16 novembre 2017

Il y a vingt ans, Hulya

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Le souvenir douloureux d’un précédent meurtre à Gray est encore très présent dans la petite ville haut-saônoise.
Le 5 septembre 1997, une jeune lycéenne grayloise, Hulya Donard, était aperçue en vie pour la dernière fois. On a retrouvé son corps le 19 septembre dans un bosquet, derrière la chambre de commerce, à quelques centaines de mètres du domicile parental. 
Un suspect a été interpellé. Philippe Bell avait déjà été condamné en 1983 pour le meurtre d’une femme en Côte-d’Or. Pour le meurtre d’Hulya, il a d’abord été condamné à la perpétuité en 2001, avant d’écoper de trente ans de prison, en appel, un an plus tard, à la cour d’assises de Chalon-sur-Saône.
Cette affaire avait évidemment jeté le trouble sur la ville de Gray. Elle revient cruellement dans les mémoires avec le meurtre d’Alexia Daval.
Philippe Bell, âgé de 40 ans au moment des faits, est actuellement toujours incarcéré. Il avait été condamné sur un faisceau de présomptions plutôt que sur des preuves formelles. Il a d’ailleurs toujours nié être l’auteur du meurtre, prétendant ne pas avoir été à Gray ce soir-là au moment des faits. Il avait été trahi par un distributeur bancaire qui attestait de sa présence dans la soirée.
Considéré comme un « pervers polymorphe » par les experts psychiatres de l’époque, il a surtout été condamné pour les similitudes avec son précédent meurtre, notamment la strangulation et le déshabillage des deux victimes.

Aucun lien

Si pour l’instant il apparaît impossible d’établir un lien entre les affaires Hulya et Alexia, certains estiment que des éléments peuvent être « troublants ». Quelques commentateurs des réseaux sociaux ou de diverses plateformes d’information évoquent un lien familial entre les deux affaires. Une cousine de la jeune Hulya serait la conjointe d’un des beaux-frères d’Alexia Daval.
Pour l’heure, rien dans les éléments d’enquête connus ne permet d’établir une quelconque possibilité de ressemblance entre les faits, les procédés ou les circonstances des agressions.
La seule ressemblance certaine entre les deux affaires, à vingt ans d’intervalle, est sûrement l’émotion qui a retourné la petite communauté grayloise. L’infinie violence de ces deux affaires crée un état de choc similaire. Déjà, il y a vingt ans, les gendarmes avaient engagé un vaste dispositif de recherche sur toute la ville avec l’utilisation d’un hélicoptère et plusieurs battues. Jusqu’à ce qu’on découvre le corps sans vie de l’adolescente.
Il avait fallu quatre mois pour confondre et interpeller le meurtrier d’Hulya Donard.
Gray, déjà marquée au fer rouge, revit le pire.

         Il y a vingt ans, Hulyahttp://www.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2017/11/16/il-y-a-vingt-ans-hulya

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